La musique, et vous?

du gros son et du bon son ? c'est tout ce qui est necessaire ici

Modérateur: Beck team

Re: La musique, et vous?

Messagede Koma » 06 Mar 2009 15:06

Sinon ton texte m'intéresse Koma, si jamais tu ne veux pas le poster publiquement, je le veux bien en MP aussi !

ca ne me dérange pas, c'est juste que ça peut paraitre très confus comme texte. C'est juste de l'écriture en prose, libre. J'écris très souvent et je m'intéresse à la poésie mais je n'aime pas du tout les règles académiques dans la littérature et la poésie (raison pour laquelle j'apprécie des oeuvres plus subversives aussi des contre cultures et de la littérature beatnik ou de la drug-culture, comme Nouvelles sous ecstasy ou Las Vegas Parano, du moment que ça arrive à m'évoquer quelque chose)

J'ai appelé ce texte "échos", en référence bien sur à Pink Floyd, mais aussi pour le terme lui même. Les titres en italiques étaient illustrés par des photos que j'aimais, sans rapport parfois autre que le mental, souvent trouvées en dérivant sur deviant art. Les titres parleront à ceux qui connaissent les groupes et leurs chansons, ce sont évidemment des musiques ayant beaucoup compté pour moi. Nombreuses références explicites inside en italique, très facile à comprendre je pense.

--------

Ce qui me tient en vie. Ce qui pousse plus loin. Et en contemplant le chargement du baladeur, je me rappelle. Il n'y a aucun but à répandre ses mots sur l'infini digital sauf espérer un écho pour lui communiquer nos émotions. Alors il faut écrire. Des souvenirs musicaux. Ouais, ça n'a pas grand sens, mais c'est doux à la mémoire. Bouts de plastiques qui ont tourné jusqu'à s'user, par tous les temps, toutes les émotions, avec tout le monde, avant toute la fin, après tout le reste...


i cannot remember. my own sanity. you'll be welcome, you'll be welcome in my dream.

Adolescence. Un concentré de formation de la personne sur tous les points émotionnels, mémoriaux et sociaux de mon être. Le rock, celui qui est hurlé depuis la peau écorchée, les yeux injectés, la bouche sèche et l'esprit incontrolable, celui qui vient des tréfonds des âmes de ceux qui voient et perçoivent ce que le commun des gens ne voient ou ne sentent pas, la rage, l'impuissance, la colère, le besoin de vivre en extériorisant cette électricité condensée en sons, du salut de l'âme à la noirceur nihiliste et ironique. Le hip hop, celui qui voit la ville respirer et les microcosmes se consummer comme un joint tiré longuement en fixant les étoiles. Celui qui envoie valser tous les codes établis pour jouer sur les mots, les amplitudes sonores et le sérieux qui rend tragique tout ce qui aurait pu ne pas l'être. Le folk, bouts de nuages et bouts de vies, effleurés dans un sourire triste ou factice, pour mieux avaler l'acide brulant et rouvrir les yeux sur ce que nous tenons vraiment à vivre et protéger.


Première écoute dans un train sans lumière, la nuit. Magique. Planant. Sécurisant. Ecouter ces explosions et ces murmures dans un coin, loin de ses propres amis qui ne comprennent pas comment pleurer ou rire sur ces bouts de papiers griffonnés et portés aux nerfs et aux catharsis.


i'm gonna get free. ride into the sun.

Fusion des genres, nouvelle ère déjà blasée et cherchant des chemins qui avaient déjà été enterrés sous les ruines d'un monde qu'on avait contemplé sans comprendre enfant qu'il s'écroulait devant nous. Le lancinement enfumé était devenu le mépris explicite au monde d'une adolescence décalée, jeunes sans repères fixes et cédant à cette apathie consécutive. I get bored. Cela se passait dans le casque, les yeux rougis, l'esprit embrumé. Ca laissait songeur et blasé. Cela se passait lors de soirées, quand on restait collé aux enceintes en hurlant « et ce passage là putain ! » complètement morts, ou à midi, le matin en allant au bahut, l’obscurité du sommeil et des matins d’hiver glacés et sans lumière balayée un peu par la musique, la drogue, les clopes. A l'époque, c'était un remède et une fuite à la fois. Des morceaux pleins de vapeur ou de constat désabusé et haineux, selon le sujet traitant de la dépendance mentale nécessaire pour se raccrocher aux choses, sexe, drogue, travail, pensées, occupation. De la schizophrénie et de la misère d’une société qui se chie dessus de plus en plus vite et creuse sa tombe l'extase dans le regard déjà transparent et l'écume aux lèvres.


L'étrange voyage me happait à chaque détour nouveau dans ses innombrables tunnels sonores. Voir son époque plier sous ses blessures est toujours plus explicite mais aussi plus relatif quand ça se fait au travers de prismes cristallisant cette dernière et permettant de prendre un recul qui évite de devenir fou avant les dernières heures.


we are young. we run green. see out friends. see the sights. and it's alright.

Sous toutes ses formes, elle est devenue compagne de mes émotions. Pleurer parce que sans elle, ça n'a pas de sens. Without You I’m Nothing. Transcender la nuit sur les boucles cosmiques du hip hop new yorkais, embarquer dans une brume rougeoyante et dessinant ses sillons enflammés et ses ombres, se réduisant à des Visages, des figures.

[note de Koma : le elle en question ici était une fille, l'ambigüté joue sur la musique dans la première phrase et la fille dans la seconde]

Un harmonica résonne dans mon crâne, lointain et sifflant, comme une alarme de fin du monde, ou d'ère nocturne prolongée.

Libérer sa rage avec l'exaltation et la puissance libre. La tête en arrière, la brise sur les joues, les étoiles au fond des yeux. Les pieds déraillant et le vertige qu'on espère infini avant la nausée. Juste ces moments où chaque atome, chaque électron dans cet univers prend une place parfaite, où tout est compris et analysé, où la logique elle-même semble exister enfin en s'autodétruisant. Moments où l'on vit à nouveau au delà d'une existence déjà vécue trop vite par ses propres barrières.

De la grâce et de l'émotion aux pleurs, des fêtes au sommeil, ça raccompagnait souvent le soir en remontant la rue, les après midi où je dessinais ou bien les après midi solitaires sans présence, sans lendemain, juste de quoi tuer le temps quelques battements de soleil. L'herbe et la musique pourraient faire avancer l'univers à l'infini à reculons et le faire se replier sur lui-même sans jamais s'arrêter tout en l'exposant à l'âme à nu. Breathe in, inhale vapors from bright stars that shine. Breathe out, weed smoke retrace the skyline. Communion des âmes, l'artiste est un père, un amant, un confident, un guide, un ami. L'ami qui vit le cœur à l'unisson ces moments partage avec soi même quelque chose de plus fort que tout ce qui a été vécu auparavant, et sera à jamais quelqu'un à part.


frère de sang. frère d'horizon. frère de rien. frère de chemin.

Tout ce qui monte doit redescendre, même les soleils blancs des esprits qui ont détalé. La réalité devient un tourbillon de souvenirs qu'on arrive pas à apprendre à oublier, et l’harmonie dorée de la bulle éclate subitement. Une apathie incompatible avec l’évolution de la vie. Un équilibre trop souvent franchi par inconscience de ses propres faiblesses. On se croit fort et juste. Mais être fort et juste n'empêche pas de finir dans le trottoir, à fixer les étoiles.

Souvenirs de summer of love préfabriqué, flou et échos lointains. Fêtes innombrables aux lendemains éclatés, étés de liberté, nous émergions au matin, hagards et dansant, le sourire aux lèvres et l'amour qui trainait encore entre les pierres. Omniprésence de bruits de fonds, dans les soirs, le lendemain, en rentrant sur une route déserte, le vent dans le visage, les souvenirs confus, le soir chez soit, les après midi chez les autres, les concerts, la vie en juin, les battements de la ville.

Des rêves éthérés inconscients, différents de l'oubli sur commande, une prolongation des braises rallumées en un brasier ressuscité, un trip qui paraissait sans fin, on tend les mains et on touche le ciel, un truc où on entre, ses sens en alerte, sans vraiment s'en rendre compte en même temps.

dans tes yeux. y'a la flamme. y'a le feu. qui ne s'éteint pas.


On redescend plein d'espoir, toujours imprégné de paillettes incandescentes dans le cœur, et de lumière qui éblouit le regard. Mais le tintement d'une clochette à créé une onde de chaos sur cette vague magnifique qu'on chevauchait, et le blizzard a figé cette dernière. On glisse, on tombe. On cherche les ombres autour de nous mais mêmes elles ont disparu. Le noir. Plus opaque de la plus délicate des encres, plus insonore que le plus profond des sommeils.

Trouver le monde trop froid et rester cloitré, se flinguer l'esprit s'abrutir devant la télé.


here we are now, entertain us.


On chute à nouveau dans ce désir de voir le monde se carboniser autour de soi sans aucune chaleur, comme si les flammes invisibles grignotaient les paysages sans douleur. Un engourdissement sourd et résolu. Trois heures du matin. Le son à fond. Les yeux contre le mur. Le sommeil qui s'est enfui avec les vagues de chaleur et les souvenirs. Il fait froid. De plus en plus froid. Mais on ne sortira pas. Parce qu'au dela, on ne sait même plus ce qu'il y a, on a seulement retenu les tableaux de la destruction. Persuadé soit même que c'est le voyage qui conduira quelque part. On sait que ce n'est pas vrai, mais on persiste à y croire. Quand un hurlement de détresse fait briser les murs et la glace, on croit apercevoir la lumière, mais si on ne se jette pas à corps perdu dans la brèche, celle-ci se referme sournoisement et le sol se dérobe à nouveau sous nos pas. J'ignore s'il existe une traduction assez forte pour expliquer ce blanc opaque qui enserre langoureusement le regard et l'âme. Pas celui du plaisir ou du bien être. Celui qui renvoie l'esprit et la personne, et tout ce qui l'a développé, à l'état de poussières balayées par les pluies de sa propre psychose. Un rêve éveillé, totalement lucide, mais résolu à le prolonger toujours un peu plus.

Numb. Il n'existe pas de mot assez fort pour traduire ce froid.


it's a long, lonely journey, from death to birth.


Un jour dont on ne se souvient déjà plus, le bruit et le fracas s'infiltrent dans la brume. Clignement d'yeux, regard furtif, couleurs qui dansent. Et puis cette peur. Cette peur grandissante, atroce, qui dévore les entrailles à une vitesse grandissante et qui chasse le sommeil à nouveau. Elle s'infiltre partout, rampe, s'entortille. Conscient mais terrifié. Pourtant, c'est le début d'une nouvelle ère. J'avais assisté à la destruction du monde qui m'a fait grandir. Je venais d'assister à la destruction de mon propre monde et son pourrissement. La peur oui, mais aussi la conscience lucide que les racines émergent à nouveau de ruines cette fois imprégnés d'un sang noir comme de l'encre, cette fois corrosive et fumante, granuleuse et poisseuse. Tout ça était présent, et oblige à vivre en trébuchant comme un nouveau né, étrange décalage. On a peur, mais les jambes flageolantes on continue d'avancer sans réfléchir, car au bout il y a quelque chose. On s'est à peine rendu compte que les tunnels de bruit ont laissé place à une caverne sombre déjà traversée depuis que ses murs ont tremblé, et qu'on trébuche à présent dans une grande plaine aux horizons infinis. La seule chose qui nous touche, c'est ce vent un peu froid sur le visage. Hors de son époque, mais on voit à nouveau le ciel.


a l'arrière des cafés vont les grandes idées. y'a martin et lisa. qui me disent "on y croit".


Quand le brouillard matinal fait piquer la peau sous les pulls et foulards, et quand les gosses crient trop fort dans le bus, la musique m'isole encore de temps en temps. Navigation prudente en essayant de limiter les souvenirs montants. Les ruines sont déjà recouvertes de neige. Jeter au plus profond de ma mémoire une époque révolue. Elle n'est pas coupable, elle n'a fait que montrer l'étendue du monde à mon esprit, et j'ai bloqué ses messages à cause de la paranoïa grimpante, de l'angoisse de ce pire ennemi et plus bel attribut de nos êtres qu'on appelle émotions. Celles qui ont permis de considérer que nous méritons tous notre doit à vivre sur cette Terre malgré nos héritages damnés qui nous poussent à nous condamner tout seul par culpabilité. Celles qui, quand le regard dépasse le cercle des soleils et les brumes rampantes, permettent de créer les trésors d'une race unique par ses conceptions de l'existence tout en nuances et en passion, loin des horreurs et du froid des cavernes putrides de la peur et du manque de foi.


J'ai aujourd'hui la profonde conviction qu'un jour, elle sauvera le monde. Reste à savoir si le monde désirera être sauvé.

--------

écrit en avril 2007, augmenté / bidouillé quelque fois jusqu'à septembre 2008.

C'est la première fois que je publie ce texte, qui m'a été nécessaire pour extérioriser mes démons à une époque où j'émergeais seulement de la plus noire période de mon existence. J'étais vraiment vraiment très mal. Il a la base été écrit pour moi seulement, mais le publier ne me choque pas car ça reste une déclaration à la musique en elle même. Si certains y pigent quelque chose et s'y retrouvent, alors tant mieux. Si besoin, je peux mettre les images qui m'ont parlé, le temps de les uploader.
your love is a dragster wave
it makes us breathe like two machines.
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Re: La musique, et vous?

Messagede Ryusuke-Kun » 06 Mar 2009 18:30

Très bonne initiative de topic, je n'ai pas encore le courage de lire tous vos posts d'un coup, je le ferais pendant ce week-end :).

Pour moi, alors ... Mon père n'écoute que du Johnny Hallyday, et ma mère un peu de variété française du genre Michel Sardou :).
Quand j'étais très jeune (7-8 ans) j'étais fan des artistes du genre de Billy Crawford, ou Lorie, ou Britney Spears (hum ^^'). Bref, tout ce qui était "à la mode" je dirais. Mon premier tournant dans la musique, c'était Eminem, découvert grâce à mon frère, 7 ans plus vieux que moi. Il avait acheter The Slim Shady LP. J'ai pas tout de suite vraiment apprecier, mais quand il m'a ramené The Marshall Mathers LP, là j'été devenu dingue d'Eminem. Le CD tournait en boucle. Kill You, Stan, The Way I Am, The Real Slim Shady, Kim ... j'adorais. Et bien sûr ça s'est pas arranger avec la sortie de The Eminem Show.
Aujoud'hui encore j'apprecie me repasser ces albums.
Mais entre temps, j'ai également pris une deuxieme baffe musicale, quand mon frère (c'était mon héros à l'epoque) a acheter Medecine Cake de Pleymo. Un style totalement different de Eminem ou de Lorie (:D). Par la suite, j'ai decouvert toute la scène néo de l'epoque, Enhancer, Linkin Park, Slipknot, Papa Roach, Limp Bizkit, Korn, etc ... J'écoutais toute cette charmante musique peut-être 1h/jour, quand j'étais sur le PC familial.
J'étais devenu un petit néo metalleux, le seul de toute mon école primaire :D.

Puis à mon entrée au collège, j'ai renoué des liens avec un ancien camarade de classe. Il écoutait du AC/DC. Il m'a fait écouter. Et pan, j'étais devenu accro. J'entrais alors dans ma periode de skateur en écoutant AC/DC, Offspring, SOAD, Nirvana, enfin, les morceaux qu'on me filait ou que mon frère telechargeait. Car honnetement, j'avais aucun albums d'AC/DC et cie. C'est dans cette même période qu'un pote à mon frère nous avait graver deux albums : Mutter de Rammstein et Believe de Disturbed. Deux groupes que j'adulent encore aujourd'hui.

Ensuite, j'ai déménage à 20 min de mon ancien chez moi, et j'ai plus vraiment découvert de musique pendant une certaine période. Mais j'ai connu le messie dans mon nouveau village. Un mec de 16 ans à l'époque, David, metalleux (actuel guitariste de Malariah, voir ma signature :D). On s'était croisait en ville, moi je skatais avec un pote et lui se baladait avec deux amis. Il nous a proposé de le rejoindre pour boire une ou deux bière dans le parc. On a accepté. Première fois que je goûte à l'alcool, c'était pas bon :(. On a parlait musique, il me citait Metallica, Black Sabbath, Iron Maiden, soit des groupes "pas bien de vieux" ou alors que je connaissais carrément pas. On s'est échangés nos msn mais on parlais pas trop. Ils m'envoyait quelques morceaux sympas, mais je préférais écouter AC/DC (:D).
Et puis un jour j'étais aller à un concert de son groupe de l'époque, Dispater, ils reprenaient notamment du Metallica. Après le concert ça m'as interessé, il m'a fillé Kill Em All de Metallica. Et là, je pense que c'est le plus gros tournant dans ma vie, la claaaaaaaque ! J'ai vite choppé Ride The Lightning, Master Of Puppets et tous les autres albums. j'ai mit du temps à apprécier And Justice For All, et encore plus pour Load, Reload et St Anger. Pendant 2 ans, j'étais à fond dans ce groupe, grâce à David. Il m'as ensuite fait decouvrir Megadeth, Black Sabbath, Slayer, Guns N' Roses, Iron Maiden, Hendrix, bref, je dirais 70% de ma culture musicale actuelle. Par la suite il a tourné au Death Metal, et c'est que très récemment que je l'ai suivit (ça doit faire 3/4 mois que j'écoute régulièrement des groupes comme Death, Benighted, Dissection, Decapitated, Gojira, Jig Ai ou Behemoth).

Voilà donc comment décrire mon parcours musical le plus simplement je pense. Aujourd'hui j'écoute entre 5h et 10h par jour de musique, devant mon PC ou dans le bus. J'espère que mon texte est complet et pas top chiant à lire ^^.
Mais y’a un truc dont je suis sûr c’est qu’ensuite tu es allé au supermarché de la connerie universelle et que tu as rempli à ras bord 3 caddies histoire d’avoir des réserves jusqu’à la fin de ta vie.

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Re: La musique, et vous?

Messagede Nours » 06 Mar 2009 19:43

Putain ça donne de la lecture lol. J'ai pas pris les morceaux de vos posts qui m'ont le plus frappé, j'aurais du le faire à la lecture, là pour le coup ça me décourage un peu de tout relire une deuxième fois.

C'était intéréssant à lire, les styles d'écriture se sont vachement démarqués sur ces posts. Du coup j'ai plus envie de commenter la manière dont vous avez écrit que ce que vous écoutez, étant donné que les débats musicaux ont les as déjà fait et que la question n'en soulève pas vraiment.

Koma quand je te lis, je peux pas m'empêcher de penser à Saez. J'insinue pas que tu pompes son style, mais t'as le don (d'autres l'ont déjà dis avant moi), d'arriver à mettre les bons mots sur tes émotions. ça donne vraiment un esprit très vivant et torturé à ce que t'écris (je parle surtout du texte là.)
Chewy c'est le contraire, je sais pas si c'est parce que je connais ton caractère en irl, mais tes posts font toujours bon enfant, c'est simple mais c'est frais, dans le sens où tu cherches pas à parler de manière trop intellectuelle (comme crypto, je hais sa manière d'écrire parfois :p) sans tomber dans le n'importe quoi.

Aveuh c'était très organisé, on sent la rigueur scientifique :p J'ai été plié quand tu parles de la vierge. Et quelle dommage, à l'époque j'étais fou du mouton que t'avais en avatar.

Bob tu me fais beaucoup pensé à Koma, peut être que je suis influencé par la longueur de tes précédents posts, mais ça quand même un peu moins rock n' roll (dans le sens ou tu met pas PWNED à chaque fin de phrase ou FUCKIN BASTARD).

En tout cas c'était intéréssant de voir le parcours de chacun (ah ryusuke a posté entre temps. Hum, t'as écrit comme si tu rédigeait les ingrédients d'une boîte de conserve :p On sent le metalleux qui veut pas passer sa vie à écrire xD)
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Re: La musique, et vous?

Messagede Crypto » 06 Mar 2009 19:50

Tu me descends à chacun de tes posts enfoiré :D
Mais dans l'ensemble je suis relativement d'accord avec ce que t'as écrit.

Mais j'aurais bien aimé avoir ton parcours, parce que pour écouter les Guns, il faut revenir de loin quand même (histoire de venger pour ce que t'as dit plus haut :D). :angel:
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Re: La musique, et vous?

Messagede Shari » 06 Mar 2009 21:09

Tout d’abord je remercie Crypto qui indirectement va m’aider à me faire bosser mon écriture.
Sujet très intéressant qui mérite bien que je poste ailleurs que dans le Topic Matos pour une fois.

Comment résumer mon rapport à la musique ? On va dire que c’est assez similaire à Ryuusuke (enfin pour le début).

Je suis né dans une famille de musiciens, mon grand-père jouais du piano, mon père joue de la guitare, mes différents oncles jouent du clavier, de la basse... Donc depuis que je suis tout petit je connaissais les Kool and the Gang, Laurent Voulzy, Santana ou d’autres que jouait le groupe de mon père à l’époque (et qui s’appelait Kool Asia xD), sans toutefois m’intéresser à la musique. Et en plus mon père me proposait de m’inscrire à des cours, mais bon comme à l’époque j’étais un pur gamer Nintendo, j’y voyait pas trop d’intérêts.

Mon intérêt pour la musique commence un peu avant le collège, été 2002. Je découvre à la radio des groupes comme Placebo, Kyo et autres qui m’impressionent à l’époque, et me dis que la musique c’est pas si mal finalement. Je mets donc à écouter la radio (j’achetais pas de CD à l’époque) et à télécharger des musiques aussi.

Mais le vrai coup d’envoi d’un quelconque intérêt pour la musique, c’est à peu près à la même époque au collège. En effet, je découvre un genre totalement nouveau de ce qu’on passe habituellement à la radio : le Néo-Métal (comme on l’appelera un peu plus tard) avec Linkin Park. Grosse claque à l’époque pour moi, j’y connaissais rien, et c’était la première fois que j’entendais un truc comme ça. L’intérêt pour la musique en fut doublé. Il me semble que je me mettais à télécharger tout ce que je pouvais sur ce groupe. Peu après, en fin de sixième ou en cinquième, je découvre un truc vachement plus bourrin : KoRn. Seconde claque pour moi, la violence des paroles, du rythme, de la musique. Et là je mets à chercher plus dans ce style, mais finalement reste fidèle à ces deux groupes tout en écoutant les autres groupes que j’écoutais de temps à autre auparavant.

Au même moment, ma mère se sépare de mon ancien beau-père. Pourquoi je dis ça ? Parce qu’à cet instant mon nouveau beau-père débarque. Etant relativement plus jeune que ma mère (de dix ans environ), ses goûts musicaux sont relativement plus frais que ceux de mes parents. Et en fait c’est réellement à cette période que j’accroche à KoRn. En effet, quand je dis à mon beau-père que j’aime Linkin Park et KoRn, lui, un peu Métalleux sur les bords me file deux albums de KoRn et un de Linkin Park qu’il possédait dans sa discothèque.

Un peu plus tard je découvre Limp Bizkit, et remarque que j’avais déjà entendu la voix du chanteur dans une chanson de KoRn (All in the family il me semble). Une nouvelle fois, je suis stupéfait, parce que les riffs droppés et les paroles de Fred Durst me paraissent se mélanger parfaitement. A cette époque, puisque je ne sais jouer d’aucun instrument (sauf de la flûte évidemment) je me rêve en chanteur, gueulant comme un Jon Davis sur scène et me mets à écouter en boucle Linkin Park et KoRn.

Je découvre peu après (fin cinquième) un élément qui va me faire changer de pensée, qui va faire changer la façon dont je me voyais et mon style vestimentaire : Marilyn Manson. Mon beau-père, étant un gros fan de Manson (si si c’est vrai), je découvre grace à lui et parallèlement avec la radio « Sweet Dreams », auquel je mets du temps à accrocher. Mais là où ça décolle, c’est au Nöel 2004. On m’offre le best of de Manson. Changement radical, j’adore les gros riffs droppés, les paroles antéchristes (et à cette époque j’avais un très bon niveau d’anglais). Deux autres groupes vont me faire aimer encore plus la musique et vont m’entraîner encore plus loin dans le Métal. D’abord Rammstein, que j’ai découvert par hasard je sais plus trop comment. Et enfin un groupe qui va me faire abandonner progressivement Linkin Park : SlipKnot. Il me semble que je les ai découvert sur Oui FM, y’avait un spécial pour la sortie de leur album « Vol.3 : The Subliminal Verses ». Je deviens fan et part direct m’acheter l’album.

Parallèlement, un jour où j’avais pas grand-chose à faire, je vais fouiller dans la chambre de mon père pour voir si y’a pas quelque chose d’intéressant et y découvre une grosse boîte noire avec écrit « Fender » dessus. Curieux je l’ouvre et découvre que dedans s’y cache la guitare de mon père, une Strat US de 86. Je commence à m’habituer à l’instrument, je tâte, je touche à tout (et pète même la corde de mi aigu xD). Me fallait pas plus pour commencer à jouer. Je mets donc à chercher des tabs de Manson, de Linkin Park, de KoRn, de Rammstein, de SlipKnot, et de pleins d’autres trucs dont je me souvient pas. J’ai donc débuté la gratte en jouant du Manson (presque exclusivement), du KoRn que j’essayais de trouver à l’oreille comme je trouvais pas de tab (et heureusement d’ailleurs) et du Santana, que mon père m’avait joué juste avant que je joue la première fois sur un ampli.

Ainsi je joue, mais la technique et le niveau me manquant, je m’intéresse, mais sans plus, c’est juste un simple hobbie pour moi (rêvant encore d’être chanteur, je me dis que c’est juste pour le fun que je joue). Cependant, par l’intermédiaire d’une cover faite par KoRn (morceau bonus dans leur album de 2004), je découvre Metallica, dont j’achète leur derner album de l’époque, « St.Anger », et le trouve génialissime (avec le recul, j’aime pas trop cet album).

A la rentrée 2005, je suis en troisième, j’ai les cheveux plein gel et en hérisson. Je porte des T-shirts SlipKnot que j’ai acheté au USA, des bracelets à clous (pas longtemps parce qu’en fin de compte c’était interdit dans le collège) et me suis récemment mis à porter des jeans parce que c’est cool. Je continue donc à découvrir d’autres groupes et à me passioner pour la musique. Cependant à cette époque, j’entends dans une pub pour un fournisseur internet à la télé une chanson, et cherche ainsi cette chanson (« Where is my mind » des Pixies). Je trouve ainsi comment la jouer, seulement la chanson se joue avc des accords, et à l’époque je sais juste jouer des power-chords. C’est à ce moment là je pense que j’ai réellement commencer à jouer de la guitare, pas parce que ça semblait cool, que ça me faisait me sentir supérieur, non, je me dit que c’est un fabuleux moyen d’expression, et que si je continue je pourrais peut-être aller loin.

Ainsi tandis que je progresse en guitare à l’hiver 2005/2006, mon intérêt pour le Métal, le Néo-Métal semble se dissiper, alors que je découvre à cet instant tout d’abord, Oasis, dont je croyais que c’était un boys band auparavant. C’est un groupe qui va avoir un gros impact sur moi un peu plus tard. Mais l’autre groupe va inhiber pour un moment mon intérêt pour le Métal. Ce groupe, c’est Pink Floyd. Je découvre à la télé sur une des chaînes MCM une de leurs chansons : « Wish you were here » (d’ailleurs c’était le live de 94). J’accroche direct. C’est la première chanson que j’ai su jouer en entier et qui sonnait (je jouait du Manson et du SlipKnot auparavant, mais c’était fade, une pâle copie en vachement plus naze). Par la suite je découvre (toujours par l’intermédiaire de mon beau-père qui est aussi fan) trois de leurs albums : « Dark Side of The Moon », « Wish you Were Here » et « The Wall ». Grosse claque. Les solos de Gilmour me font planer, les ambiances de « Shine On You Carzy Diamond », Time, le son des tiroirs-caisse de « Money », le solo de « The Wall »… Je me demeande comment j’ai pu vivre sans avoir jamais ressenti cela auparavant. Peu après, je m’intéresse d’un peu plus près à un autre groupe anglais plus récent que j’ai découvert à la télé encore : Muse. Le "New Born"m’a scotché, surtout le riff droppé. Je deviens ainsi autant fan de Pink Floyd que de Muse. Enfin Oasis, que je connaissais déjà, mais auquel je n’attachais pas trop d’importance, encore par la télé, je découvre une autre de leur chanson « Acquiesce » dont le clip était sorti pour faire la promo de leur best of. Je part direct acheter leur best of. Je pense que c’est en partie grâce à cet album que j’ai réellement appris à jouer de la guitare, j’ai maîtrisé les accords de base avec cet album.

En parllèle, je me mets aux Animés, mais pas les Animés en VF qui passaient à la télé, non. Grâce à un oncle, je découvre « School Rumble », qui va me mettre sur la voie du VOST. Je me mets donc à l’animation japonaise, mais surtout à la musique. Au départ, juste les chansons d’animés. Mais peu après, en seconde, un pote me file une B.O du film « Death Note » Live (avec des vrais gens). Même si j’avais pas vu le film, j’écoute. Et là du Rock par-ci, par là. A cette époque je découvre un groupe qui va définitivement changer ma vision de la musique un an plus tard, mais j’en parlerais après. Sachant que les musiques d’Animés sont assez Métal (genre Maximum The Hormone), je me remet progressivement à écouter des musiques assez puissantes, sans toutefois écouter à nouveau du Néo-Métal (même si j’écoutais encore Manson et SlipKnot de temps à autres).

Arrive l’été 2007, je viens de finir ma seconde et apprends que je déménage (mon père divorce de mon ancienne belle-mère). Ainsi je passe mes vancances d’été chez ma tante. N’ayant pas grand-chose à faire, et n’ayant pas ma Strat avec moi, ma seule occupation consiste à regarder des Animés toute la journée. Et là, je surfe et découvre deux Animés dont je vais réellement accorcher aux musiques. Le premier c’est « Suzumiya Haruhi no Yuutsu ». Le deuxième, je pense que vous le connaissez tous, c’est Beck ^_^. Un jour de cet été, après avoir vu une bonne partie de Beck (une dizaine d’épisodes), sur le chemin pour aller à un magasin, pour oncle, ma cousine et moi nous arretons à un magasin d’instruments, juste pour acheter quelques partitions, mais aucun achat important de prévu. Soudain, un truc innatendu va m’arriver. Influencé par Beck, et voyant quelques Telecaster dans le magasin, je demande si je peux l’essayer. Le mec du magasin m’installe donc dans une salle d’essai avec un Marshall. Innatendu, quand j’ai fini de l’essayer, mon oncl me propose de me l’acheter. Je crois tout d’abord à une blague, mais en fin de compte, il me l’achète. N’ayant quasiment jamais joué sur une autre gratte électrique que ma Strat, je suis fasciné et tombe amoureux de ma nouvelle guitare.

Peu après je pars en vacances, et truc sans imortance, je compose mais deux premières vraies chansons, la première est une chanson un peu pourrie que j’ai écrite pour une fille (qui m’a juste fait une bise pour remercier, l’ingrate) et une autre, que vous connaissez vu que je l’ai enregistrée, c’est « Freedom ».

Ainsi à la rentrée 2008, j’arrive dans un nouveau lycée, et habite pour la première fois à plein temps chez ma mère. Peu après je me souvient d’un groupe que j’avais écouté pour la dernière fois il y’a quelques mois et dont j’aimerais savoir si peut accrocher (sachant qu puisque leur chant n’était pas en japonais, sauf pour une chanson, je n’avais pas accroché à l’époque). Ce groupe j’en ai souvent parlé, c’est Galneryus. Je pense que depuis que je connais et écoute réellement ce groupe, mon intérêt pour la musique est à son summum. D’ailleurs, si je n’avais pas accorché, je pense que je ne jouerais pas aussi bien que maintenant, vitesse d’exécution mise de côté. Depuis je réécoute du Métal, du Rock, et me suis mis à la J-Pop.

Enfin, dernière partie de ce gros résumé de ma vie musicale, commençant l’année dernière, mon intérêt pour le Classique (au sens large). Sur le net, galérant un peu, je cherche du Vivaldi après avoir vu la vidéo de Patrick Rondat du 3ème Mouvement de L’Ete rattaché au 4 saisons de Vivaldi. Et là j’accroche, surtout à l’Hiver. Peu après, je me mets à écouter du Mamlsteen et Cacophony. Mais mon intérêt à réellement débuté quand j’ai entendu une pièce pour orgue de Bach : Toccata et Fugue en Ré mineur. Depuis j’écoute assez souvent tout les morceaux en mineur (et surtout les morceaux en mineur) de Bach, me suis mis à écouter du Beethoven, Haendel et Mozart.

Pour synthétiser, mon intérêt est récent, mais l’amour que je porte à la musique est fort, je me demande réellement ce que j’aurais fait sans ça. La musique est notre moyen d’expression. C’est notre exutoire et nous en sommes fiers. Mais je pense être encore trop jeune pour dire réellement ce que m’a apporté la musique, mais je peux déjà dire que je ne me suis pas trompé de voie. Aujourd’hui je suis un pur Mélomane. Parfois, je me demande même si la musique est la seule qui m’acceptera comme je suis.

Maintenant si je devais faire une liste des réelles influences, je ne pourrais parce qu'il y'en a trop, je pourrais juste mettre Galneryus et Bach. Ce sont des mes deux réelles sources d'inspiration.

Si vous avez tout lu, merci à vous, sinon tant pis pour vous xD (faut le faire, ça fait 4 page dans word).
Dernière édition par Shari le 06 Mar 2009 21:10, édité 1 fois.
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Re: La musique, et vous?

Messagede Koma » 06 Mar 2009 21:09

Nours : Le texte a surtout été posté parce que Crypto voulait le lire mais il est plus mental/prose que analyste oui, je me demande en fait s'il figurerait pas mieux en topic poésie plutot qu'ici, il alourdit peut être la conversation (mais chavais plus que y'avait un topic poésie, d'ailleurs je comprend pas que je l'ai jamais vu avant :whaou: )

Ouais grave d'ailleurs, envoie ton parcours sale racaille, qu'on sache comment t'as plongé dans la délinquence.
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Re: La musique, et vous?

Messagede nem » 06 Mar 2009 21:42

Yay un thread où raconter sa vie.

Je n'ai pas vraiment grandi dans une famille propice à ce que je fasse de la musique. Mes parents comme tous les parents me faisaient écouter de la musique classique quand j'étais gosse mais sinon rien, jusque à environ 8ans c'était le vide :/
C'est au primaire que mon grand frère (comme tout le monde aussi.) a commencé à laisser trainer de la musique, que ce soit en cd ou en mp3, j'ai commencé à écouter et aimer, RATM, Sex Pistols, Linkin Park, Green day, Avril Lavigne, j'écoutais aussi un peu de IAM, Blur, etc.. mais bien sûr en me cantonnant aux morceaux les plus connus. Bref tout ça, très classique et très mainstream fin primaire/début collège.

Après j'ai eu une période ou j'écoutais du punk '°_° je crois que j'aimais surtout le coté défoulant mais ça volait pas très haut :p
Toutes ces années, très peu de musique, quoique en quantité.. mais je n'en jouait pas. Par contre je lisais vraiment beaucoup (mais que de la fantasy et de la SF, un bon gros (quelque soit le sens) geek...), je dessinais un peu; je crois que j'étais tout de même déjà sensible, ne serait-ce qu'un peu, aux arts en général. Et déjà un autiste aussi, je passais mon temps enfermé chez moi où à dormir en cours. (et ça s'arrange pas haha).

Puis j'ai débuté l'apprentissage de la guitare vers 14ans, en 3 ème quoi.
Je sais même pas pourquoi j'ai voulu en faire, je devais trouver ça cool. En tout cas, j'ai rien glandé pendant tout le début de l'année, j'ai commencé à regarder des animes avec les shonens de merde habituels. (naruto, tout ça.).
Mais je commençait à entre-apercevoir ce que la musique était réellement, j'ai commencé à en écouter plus. Du metal prog/thrash et du HxC surtout.

Là où ça a commencé à partir dans tous les sens pour moi, c'est quand j'ai vu beck (je suis pas le seul non plus ici, normal.).
Musicalement, et par rapport à ma façon de penser, ça a radicalement changé ma vie (enfin pas vraiment dans les faits).
Dès lors j'ai commencé à jouer plus sérieusement. Je suis tombé dans une énorme période blues / bluesrock :
A force de trainer sur divers forums, j'ai commencé à télécharger pas mal de musique. Ma première fuckin' baffe, mis à part l'OST de Beck, ça a été Good times bad times et Babe i'm gonna leave you de Led Zepp. L'un était une vrai décharge d'énergie, court, dynamique, avec le chant so sexy de Robert Plant (non je ne suis pas gay), le solo de guitare qui décroche la machoire à chaque fois, une vrai révolution, que ce soit à travers le monde en janvier 1969 ou dans ma chambre pendant l'hivers dernier.
Puis Babe I'm Gonna Leave You, très mélancolique, avec la guitare hispanisante, le chant toujours incroyable, woaw..

Donc j'ai fait une fixation sur Led Zepp. Et quand, un jour, j'ai lu que Since I've Been Loving You des mêmes artistes était considéré comme un "blues blanc", je me suis dit que ce serait pas si mal que j'en apprenne plus sur ce genre de musique, le blues.
Aidé de wikipedia et de mon prof (on dira ce qu'on veut, ce site a sûrement, de la même façon qu'avec moi [egotrip], aidé énormément de gens à découvir de nouvelles cultures, et c'est bien son but.), je commencé, en prenant des noms au hasard, à écouter du blues, cette musique qui faisait passer tant de sentiments, qui avait si longtemps été joué par des pauvres types dans des lieux insalubres, c'était quelque chose de nouveau pour moi.
Mes premiers amours furent Boom Boom, One bourbon, one scotch, one beer de John Lee Hooker, et My baby is gone de B.B.king.
Je me suis lancé, et ai (orthographe ?) appris Boom Boom à la guitare, à coté du sempiternel Knockin' On Heaven's Doors des Guns.

Pendant les deux mois de vacances, outre me mater les 3xx épisodes de One Piece, j'ai pris une autre baffe, le bluesrock.
Tattoo'd Lady, Bullfrog Blues, A Million Miles Away, Bad penny, ce morceaux de Rory Galagher ne m'ont plus quittés, chacun d'entre eux avait son style, chacun d'entre eux me procuraient des émotions intenses chacun d'entre eux me mettaient un coup de pied au cul. Pendant cette période, je me suis aussi mis plus sérieusement à l'impro, et toujours plus assidument à la guitare, encouragé par mon prof (qui m'avait sorti, étonné "tu joues combien d'heures par jour ?", mais bon j'avais tellement rien foutu au début d'année qu'il pensait que j'avait pris les cours en janvier :p).

Et cette année, j'ai pris musique en EDD, et me suis retrouvé au milieu de plein de classicos.
Même si j'appréciais moyennement cette musique, Dvorak, Tchaikovski, Bach, Beethoven, Chopin, Gerschwin ont fini par me toucher, au même titre que Satie, Cage..

Keith Jarrett (oui parce qu'il est entre les deux genres :D et que j'adore.)

Et découverte du Jazz aussi, par mon prof, en passant par le blues, avec Wes Montgomery, Robben Ford, John Coltrane, Pat Metheny, Herbie Hancock, Django.


Voilà, comme je raconte ma vie, j'ai fait un pavé (pourtant y'a pas vraiment de quoi l: )..

edit : j'écris de plus en plus mal ):
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Re: La musique, et vous?

Messagede Nours » 06 Mar 2009 21:49

Bon à mon tour alors xD

Mes parents n'ont jamais été de très gros fans de musique, à l'heure actuelle ils n'en écoutent que rarement même si fut un temps, mon père aimait se promener dans la rue avec son pantalon pat d'eph, ses lunettes à la Chips et son blouson en cuir en fredonnant « Capri, c'est finiiii ». Bref, j'étais déjà mal barré à la base. Allez savoir, pourquoi, une fois que j'ai été en âge de savoir que deux plus deux faisaient quatre (les mauvaises langues comme Aveuh diront que ça s'est passé en 4ème), mes parents, surtout ma mère (qui a un bagage musical encore plus horrible et mince que celui de mon père, elle n'écoute aujourd'hui que du Frank Mickael) ont tenu à ce que j'apprenne la musique. J'avoue que j'étais moyen chaud, surtout que c'était par le biais d'une assoce scolaire, ce qui suposait que deux fois par semaine, j'allais finir une heure trente plus tard alors que tout les autres gosses pouraient suivre Denver le dernier dinosaure avec les Minikeums. J'ai que de vagues souvenirs de ce que j'ai fais là bas, mis à part Monsieur Lapinou qui nous apprenait les différentes notes.
Bref j'ai vraiment pas aimé, je me faisais chier, et en plus y'avais que des laiderones. Du coup, pour me faire plaisir, l'année suivante mes parents m'ont inscrit au conservatoire, dans l'optique d'apprendre le solphège pour ensuite pouvoir jouer du piano (j'aimais bien le contraste entre les touches noires et blanches, je trouvais ça joli). Oh surprise, là aussi j'ai pas du tout aimé. Je me faisais chier violent, et en plus, horreur, cette fois y'avais des devoirs ! Fallait apprendre des portées brutes sans aucun sens à mes yeux, des dictées de notes à chaque début de cours alors que tu peux pas vraiment t'entrainer chez toi, et ensuite en fin de cours venir au piano chanter le générique de Uncle Bens. Et en plus, la prof était une vraie peau de vache, elle m'a définitivement dégouté de la musique. Du coup en fin d'année, elle a convoqué mes parents et elle leur a sorti « votre fils est intelligent (je ne me passe pas de la pommade), il sera surement un beau jeune homme (bon ok un petit peu), il est capable d'y arriver mais quand je parle je vois très bien que je l'interesse pas (t'avais raison salope), je vais être obligé de lui faire retaper. » ça a heureusement suffit à calmer mes parents, qui m'ont laissé me develloper par la suite à ma convenance, c'est à dire qu'ils ne m'ont pas réinscris et m'ont laisse devenir la larve molle dénuée d'activité sportive ou intellectuelle. Amen.

A partir de là j'ai plus retouché d'instrument ou eu la volonté d'apprendre la musique (bon mis à part le collège où on apprend le Titanic à la flûte mais ça compte pas u_u)

Pendant ce temps, pour ce qui est de l'écoute de musique, c'était aussi le néant. J'écoutais rien. Enfin presque rien. Je me souviens que pendant toute les vacances d'été, vu que mes parents à l'époque n'avait pas trop de moyens, on allait au Portugal et en Espagne en voiture, c'est à dire 1600 km, ce qui fait une sacré trote. Du coup, pendant 1600 km, j'entendais Joe Dassin chanter son amour pour une pauvre pouffiasse sur une colline, pas capable de se pointer à l'heure pour son rendez vous vu qu'elle était parti en Amérique chasser les Daltons au café des 3 colombes. Et vu que c'était la SEULE cassette qu'il y avait dans la voiture, j'ai du entendre joe dassin sur 1300 km minimum. Je haissais ce mec, surtout que sur l'une des chansons il chantait « il est long, il est loin ton chemin papa, tu devrais t'arrêter dans ce coin » Quand t'es en pleine route en Espagne par +40 et que ça fait 11h que t'es dans la bagnole, tu sens tout le poids des mots. Bizarrement, avec l'âge je me suis remis à en réecouter et à apprécier, ça reste la seule influence musicale que m'auront donné mes parents, et qui m'a peut être formé à la mélancolie et au romantisme (plus tard nuancé par Back off Bitch des Guns).

Au collège, c'était pareil, j'écoutais presque rien mais j'ai eu quand même différentes périodes. Dans un premier temps j'ai écouté tout ce qui passait dans le Morning Live, c'est à dire tout les tubes radio (de mémoire à l'époque c'était des trucs comme Angela de Saian Supa Crew (ce clip m'aura donné ma première érection) ou Rn'B de rue de Matt je sais plus quoi) ainsi que Eminem, avec The Marshall Matters, très bon album même si je l'écoute plus. Ensuite sous l'influence de nouveaux amis, j'ai beaucoup écouté Korn, Slipknot, Ramnestein et Linkin Park, mais mis à part le dernier j'accrochais pas vraiment, c'était pas super musical à mon goût et ça me servait juste à me démarquer des gens que j'aimais pas, écoutant majoritairement du rap et rn'b et à dire « No Futur les mecs ». Puis à la fin du collège, je suis retombé à nouveau dans tout ce qui était rn'b. Je me souviens que pendant les vacances d'été, mon meilleur ami (de l'époque) et moi on se prenait pour des bo gosses en écoutant Dante Thomas et son Miss California. Du coup on a pompé son style, on s'est mis à chopper des chemises et des lunettes et à défiler dans les rues de la ville pour chopper de la meuf. (on avait même acheté des capotes tellement on était sur que c'était pour bientôt, au final elles nous ont juste servis à faire genre aux potes qu'on avait une vie sexuelle alors qu'on avait jamais emballé).

Arrivé au lycée, j'écoutais toujours presque rien. En seconde je passais mon temps sur voltage, beaucoup de temps même. Ils avaient pas d'auditeurs, du coup à chaque fois qu'on leur envoyait un sms pour les dédicasses, ils le lisaient toujours à voix haute 2 min après.
En première par contre c'est là ou ça a commencé à changer, avec de nouveaux potes. J'ai fais la connaisance du regretté Ludo et de Eddy. C'est surtout avec ludo que j'ai accroché au début donc c'est ces influences qui m'ont le plus marqué. Je lui avait passé un Rw pour qu'il me mette des films de boules, et il en avait profité pour me mettre du mickael jackson (c'est un gros fan) en pensant me convertir, et deux clips des Guns et des Velvet. J'ai accroché direct malgré le look de pd d'Axl (spéciale dédicasse pour Koma) sur Sweet Child O' Mine et Don't Cry. Le reste s'est ensuite enchaîné très très vite. J'ai acheté deux jours plus tard appetite for destruction, je l'ai réecouté 40 000 fois d'affilé puis j'ai commencé à faire des tonnes et des tonnes de sites sur les Guns pour en savoir plus sur eux. Je suis devenu très vite un gros fan addict, et à chaque fois que y'avais une référence à d'autres groupes, je la relevais pour voir si ça sonnait aussi bien. De là je me suis mis à écouter du Metallica, du Black Label Society et du Soundgarden pour ne pas en citer 40.
Parralèment, Ludo a commencé à apprendre de la guitare. Du coup, pour déconner on s'est mis à faire des chansons, puis monter un groupe, juste pour pouvoir faire comme Slash et Axl (on était mieux qu'eux, faut dire). J'avais jamais chanté de ma vie et lui savait à peine faire trois accords de puissance, c'était vraiment apocalyptique lol.

En Terminale, j'ai découvert Chris Cornell par le biais d'Audioslave grâce à mon ex (cette salope avait bon goût, de par sa musique et par le fait qu'elle m'ait choisie.) Un de mes plus grands chocs musicaux. Je continue sur ma lancée de découverte, plus un instant ne se passe sans écouter ou parler de musique. En milieu d'année, j'ai été complétement déprimé, une mauvaise nouvelle a eu un effet domino sur ma vie. J'suis au bout du rouleau et c'est là que je commence à trouver le soutient dans la musique. Je commence à me mettre à jouer de la guitare pour m'occuper l'esprit (ce qui à l'époque a enthousiasmé mes parents, maintenant ils doivent être dégoutés de m'entendre jouer comme un bourrin tout les jours). Dans mon optique, je comptais progresser rapidement pour pouvoir aider ludo dans les compos rinjoul et pour pouvoir jouer les morceaux qui me plaisaient (Sweet Child O Mine a été le premier que j'ai joué, même si sur classique je le pourri à mort comme en témoignera Aveuh :p). Je commence à passer plus de temps sur le net quand je rentre chez moi et à lire pleins de mangas. Tient je tombe sur Beck Mcs. Ce Miller m'a tout l'air d'un sacré enculé (je haissais les modos à l'époque et je trouvais que Miller faisait de l'abus de pouvoir. J'étais con, ça m'est passé.)

Arrivé en première je découvre trois de mes plus grands groupes. La carrière solo de Cornell, la personne qui m'a le plus influé musicalement, Stereophonics avec You Gotta Go et The Subways avec Young for Eternity. Le troisième album de rinjoul est en préparation, on fait quelques répet des anciens tubes mais ludo est de plus en plus distant avec la fac. Je file des textes (avant il faisait tout et écrivait tout), il me dis bien les apprécier mais on fait rien de neuf. Eddy (qui a entre temps intégré le groupe perd lui aussi patience). Fin d'année, Eddy propose qu'on fasse un concert Rinjoul à l'IUFM du coin, on est tout deux enthousiastes mais ludo refuse, donc c'est rapé. Quelque temps plus tard, il me propose, avec le bassiste qui aimait ma voix, de rejoindre son autre groupe, Aube Rouge. J'accepte avec un très grand plaisir étant donné que j'étais complétement fans de leurs compos tout en commençant à faire des compos pour Perséides vu que Rinjoul était au point mort.

Deuxième année de fac. C'est là ou j'ai commencé à chercher dans le blues avec BB King, Robert Johnson, Skip James, Willie Dixon, Muddy Waters, Gary More etc... C'est là ou j'ai eu le plus de désillusions aussi. Eddy et moi on a commencé à s'énerver parce que Rinjoul avançait pas. Du coup, il a tiré les vers du nez à ludo. Il lm'a dis que ludo aimait pas mes textes et la tournure qu'était en train de prendre rinjoul. Il lui a aussi dis qu'il voulait pas faire le concert parce qu'il a fait écouter des mp3 de rinjoul à des amis de facs à lui (du genre je ne suis pas un hérisson et big boobs) et apparament les mecs se sont fouttus de ma guele, donc du coup il avait honte. Quand Eddy m'a rapporté ça, il était ultra énervé contre ce que ludo avait osé dire. A ce moment là Ludo était mort pour moi. J'étais vexé, mauvais guitariste j'avais en plus une voix daubesque selon ses dires. Je me réconforte avec Aube Rouge. Environ deux mois après cet incident, le bassiste nous dis qu'il peut avoir un piston pour qu'on enregistre une maquette dans une école d'ingé. Le soir même on se retrouve tous pour bosser sur une compo, l'espace de 20 min. On me demande de caser une ligne de voix, dans un laps de temps de 10min, elle leur a pas convenu. Je leur dis que c'est un peu juste et que je le tafferais chez moi. Plus tard dans la soirée, ils me virent par msn en prétextant que j'étais pas prêt pour des enregistrements vocaux. En clair que je daubais les compos par mon chant. Big fight, j'ai plus parlé à Eddy pendant de très long mois. Rinjoul et ça c'était trop, j'ai pris une très grosse tarte musicalement parlant, à tel point qu'aujourd'hui encore, même si je reçois des bons retours, je peux pas concevoir ce que je fais autrement que comme de la sous musique.
Un jour d'été, Eddy est venu frapper à ma porte. En clair il m'a présenté des excuses (il m'a remplacé au chant d'Aube Rouge). Vu que depuis l'incident j'avais été très isolé (je voyais plus les gens en rapport avec Ludo ni ceux avec Eddy), excuses accepté pour pas finir fou de solitude et on a commencé à faire du Popoul, à la manière de Rinjoul. C'était frais et sans prise de tête, mais ça garde chaque fois un goût amer pour moi.

Tout ça pour finalement dire que la musique que j'ai écouté a été très en rapport avec ce qui m'est arrivé dans la vie. D'un point de vue conaissance, je remercie les gens qui m'ont fait connaître le rock et des groupes fondamentaux pour moi, mais ils m'ont aussi définitivement tué le goût de la créativité. A bientôt pour Perséides ! :p

Ah oui petit top :

Chris Cornell
Guns n' Roses
Stereophonics
B.B King
The Subways
Buddy Guy
Robert Johnson
Eric Clapton
Saez
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Re: La musique, et vous?

Messagede Bob » 06 Mar 2009 22:12

Mais le vrai coup d’envoi d’un quelconque intérêt pour la musique, c’est à peu près à la même époque au collège. En effet, je découvre un genre totalement nouveau de ce qu’on passe habituellement à la radio : le Néo-Métal (comme on l’appelera un peu plus tard) avec Linkin Park. Grosse claque à l’époque

En fait il me semble que l'appellation "néo-metal" est née plus tôt, en fait dès le premier album de Korn qui en fut l'élément déclencheur en quelque sorte.

Je me demande comment j’ai pu vivre sans avoir jamais ressenti cela auparavant.

Ouaip ça c'est très vrai comme phrase, je plussoie.
Sinon ce que je me dis à chaque fois c'est "mais comment j'ai fait pour passer à côté ?" Oui car 80% des groupes pour lesquels j'ai un coup de coeur je les connais depuis trois plombes, mais il a suffit d'un morceau pour que ça soit le déclic (un peu comme Aveuh avec Porcupine, par exemple). Et là je me dis "merde, comment j'ai pu passer à côté d'un truc aussi bon pendant tout ce temps ? ><"

J'ai lu toutes les "biographies musicales" (oui même celles de Nours et nem qui viennent d'apparaître juste en dessous, entre le temps que je lise tout et le moment où j'ai cliqué sur "répondre" -_-). Par contre Koma j'ai pas encore lu ton truc mais ça m'intéresse alors j'y manquerai pas.

Là je viens de lire Nours, j'aime bien ta façon d'écrire aussi (avec un peu de second degré), même si sur la fin ton histoire était plus sérieuse, quand tu parles de tes relations qui se sont dégradées.
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Re: La musique, et vous?

Messagede Shari » 06 Mar 2009 22:22

Ce qui est marrant avec toi Nours c'est que ça passe du Joyeux film de boules à la solitude et aux conflits.

EDIT : @Bob >> Ben figure toi que je me le suis encore plus répété quand j'ai entendu la Fugue de Bach, Pavane de Gabriel Fauré et l'Hiver de Vivaldi
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Re: La musique, et vous?

Messagede Koma » 06 Mar 2009 23:24

(cette salope avait bon goût, de par sa musique et par le fait qu'elle m'ait choisie.)

Nours en mode Axl son

Je me suis bien marré en lisant la tienne je dois dire Nours.

Primaire : peu de souvenirs, modes, merchandising, je beugle à ma maman pour avoir les schtroumpf party, etc, bref OSEF

Collège : je commence à avoir besoin de musique, surtout parce que je suis un otaku et un geek avant l'heure. Je dessinne énormément, et j'invente des univers tirés de mangas, jeux vidéos, films mixés à mes idées. Alors il me faut des bandes son pour passer le temps. Les premières influences sont les copains, et ce qu'ils écoutent. Tapons donc dans la honte supreme avec les trucs du genre Sully Seffil (vous vous souvenez pas, le rappeur poil de carotte à voix de gay qui essaie de faire le gossbo qui se suicide), Daddi J, l'album des Boomfunk MCS (quand je le réécoute aujourd'hui c'est un honnête skeud de drum'n'bass en fait), et le rap, phénomène qui explose à la fin des 90 et qui amorce son déclin, MAIS on est encore en 98-2000 et quelques albums remarquables me claquent déja : The Marshall Mathers LP de Eminem, la compile produite par Eben et Busta Flex Mission Suicide (Gomez et Tavarez c'était eux), Iam et l'Ecole of course, mais bizarrement pas NTM. Entre temps, en tant que geek, je suis surtout porté OST de jeux vidéos et RPG (à l'époque, trouver une OST de Zelda par exemple c'était un miracle vu les connexions internet et les sites MP3 peu répandus, j'ai limite joui avant ma puberté quand j'avais fini de downloader le Hyrule Symphony de Zelda OoT)

2000-2001 : 4e, le choc : un pote me rapporte des skeud de sa soeur en fac à Dijon à l'époque, et notamment un skeud en 99 : il est sorti y'a 6 mois, totalement inconnu, j'ai douze ans je crois, et il faudra attendre encore quelques années avant que la puissance véritable de son talent me frappe, mais à l'époque, c'est le rock. La pochette et le titre sont déja des voyages spirituels. C'est Damien Saez. C'est Jours Etranges. C'est le choc. Suivent Offspring, Noir Dez et Dolly, le tryptique qui me retournera avec Saez. A l'époque j'ai qu'un skeud de chaque groupe, mais ils passent en boucle. j'oublie le rap. Je passe l'été dans les vosges avec ma famille, on roule tout le temps sur des routes de montagnes qui me filent la gerbe. C'est mon annif en aout, je beugle pour qu'on s'arrête à un carrouf perdu dans la montagne. Premier walkman, tout pourri, sans antichoc qui s'arrête à chaque bosse ou creux de la route. Mais à ce moment , je passe 3 semaines avec le seul CD que j'ai sous la main : Plein Air de Dolly. Choc encore une fois. J'écoute Nirvana dans une mediatheque mais c'est In Utero. le mix lourd et abrasif me rebute, j'oublie. Bob Marley and the Wailers est dispo en plusieurs compiles que je copie toutes. Il est l'un des musiciens que je préfère écouter en dessinant. C'est mon premier amour musical suivi sans interruption depuis je crois, et la première affiche dans ma chambre.

2001-2002 : 3e : mon meilleur copain belge Korben, mon frère d'armes, passe l'été chez moi : il a 2 ans de plus que moi, et c'est un branleur. Il me fait découvrir System of a Down, Deftones, Nirvana, Noir Dez, du bues, du rock, les Stones, les Yarbirds, etc. 2e choc après Dolly avec Adrenaline des Deftones, la voix, le son, les chansons. Premier grand choc irréversible de ma vie, Nirvana. Nevermind. Retournement de tripes, j'arrive plus à respirer, j'exulte. Mes dessins tremblent quand j'écoute ce groupe. Je crois qu'à ce moment je sombre dans le rock et la musique en elle même. J'ai quinze ans, j'avais
découvert les filles, la branlette, les jeux vidéos, les cigarettes artisanales à base de brin d'herbes séchés. Mais pas la musique. C'est chose faite. Et Nirvana. Je crois qu'ils sont responsables de tout ce qui arriva ensuite.

Arrive la rentrée avec un changement de collège. J'ai quelques skeuds metal et rock. Je surkiffe surtout Nirvana, le premier Deftones, Dolly. Rencontres. Le rap explose chez les jeunes, je m'en fous, je partage ma passion de Saez avec un ami. Un autre écoute du ska et du reggae, comme le frangin un an plus jeune que moi de mon meilleure ami Korben. Je découvre NSK et les Ogres de Barback, mes premiers groupes reggae/ska/caravane punk qui vont me pousser à consommer des trucs chelous au bahut plus tard. Puis Blink, Sum 41, du skate punk, Korn, etc. A l'époque je pars en Norvège. Avec des copains on a quelques skeuds qu'on se fait tourner en boucle. Un mois de voyage avec Kangourou Nomade de NSK, les 2 premiers SOAD, un album de Karkass (j'ai jamais supporté :p), les Deftones de Around the Fur et Adrenaline, les Ogres de Barback. Puis ya Saez, l'an prochain je suis au bahut et un 2e album est annoncé, je jubile. Parallèlement, je redécouvre Noir Dez, Nirvana, etc. Plus je grandis, plus je m'imprègne. Pour un exposé en musique, je suis forcé d'écouter en boucle Gorillaz, l'album, sans connaitre Blur ni Oasis. J'aime de plus en plus. Je crois que cet album inconsciemment m'ouvrira les portes de l'electro plus tard

Brevet terminé, j'ai un trou sur l'été. Korben revient l'été, j'agrandis au rock anglais.

2002-2003 : 2e : le lycée, la glande, la cafète, la glande, les clopes, la glande, les correspondants, les premières cuites, les filles, la glande. La cafète et sa sono, les copains : musiques de tous horizons, approfondissements. Approches du metal avec Soulfly et Korn en profondeur, Rammstein aussi, puis Sepultura. Approche du reggae ska avec à peu près tout ce qui se fait par un pote hippie. Rasta Bigoud et Babylon Circus sont mes favoris. Surtout le dernier. Seigneur, j'ai kiffé ce groupe à mort et l'ai fait découvrir à tous mes amis hippies. Le rock continue son bonhomme de chemin, trop de trucs, j'ai oublié. Oasis, Stereophonics, Nada Surf, Jimi Hendrix, Pink Floyd, les Stones, Led Zep, No One Is Innocent... Puis Saez sort son second album décrié qui le suicide commercialement, ça devient la honte de l'écouter. Je résiste. Kyo envahit les ondes. je me passionne pour un groupe local, Broussai, que je suivrai jusqu'à la fac. Le rock devient un truc mercatile et sert à fournir des bandes son pour Europe 2, MTV et les teenagers crétins. Le neo metal explose, Enhancer et Pleymo est une claque alors que ça fait 5 ans qu'ils existent. Mais surtout, y'a le groupe de ma 2e : RAGE AGAINST THE MACHINE. Cette année, j'ai trouvé mes dieux de la colère, de la fusion, de la pulsion primale et de la violence musicale embrasée. J'écume sans succès les boutiques pour trouver un tshirt d'eux. Juste d'eux. Sans succès.

1e : 2003-2004 : à partir de cette année, la débauche, la rébellion adolescente, le skate, les filles, la glande, la drogue, les remises en questions. Trop de trucs, ma mémoire sature. J'ai seize ans, et je vis à fond. Le metal est devenu une religion entre skaters et branleurs. Le reggae entre fumeurs et parce que la salle de concert du coin ne passent que ces 2 genres. Dans mon coin, je découvre des trucs plus atmos ou différents. L'electro, juste parce que quand j'écoute ça perché c'est encore pire. J'écris beaucoup. Je comprends l'anglais, je redécouvre Nirvana, Noir Désir, Saez, Oasis. Saez prend un autre sens. Premières grosses déprimes, conflits familiaux. Mes amis sont tout, ma famille vole en éclat. Au niveau des groupes, j'ai retenuLe Peuple de l'Herbe, Marilyn Manson, High Tone, Bjork, DJ Shadow, Wax Tailor, Sonic Youth, les White Stripes, les Who, les Smashing Pumpkins, PJ Harvey, Thee Michelle Gun Elephant, les Red Hot. Je maudis les groupes que je kiffe d'avoir tous splitté. Korben m'enseigne tout ce que j'écoute en rock, non en fait maintenant on partage plutot. Exploration des sixties/seventies avec la disco de son père. Et surtout, il me fait découvrir un groupe qui me marque autant que Nirvana : THE VINES. Baffe absolue. C'est mon Nirvana moderne. Je me suis juré de les voir en live à l'époque. J'y suis toujours pas arrivé à cause de l'Asperger de Craig. Jim Morrison est ma 3e idole après Craig et Cobain.

Terminale : 2004-2005 : plus belle année de ma vie. tout en mieux que l'an dernier, et la déprime qui gagne doucement en comprenant que le bahut touche à sa fin et va manquer. Je m'éloigne des kiffs des copains pour plonger totalement dans le rock, le reggae le metal ou l'electro passent derrière. Je perds 50% de mes skeuds originaux à cause d'un pote bourré. J'achète mes premiers vinyles. Je découvre Radiohead, Nine Inch Nails, Kyuss, Cat Power, les Pixies et des tas de formations indie obscures. Une me frappe et me pousse à la folk avec Cat Power, c'est Girls In Hawaii. L'été post bac est mon summer of love, des fêtes tout le temps, je redescends jamais, et j'explore dans tous mes états tous genres de musiques. Saez sort Debbie, disque enfumé, Doorsien et parfois aux relents des Smashing Pumpkins période grunge. Un ami avec qui je traine tout l'été aime le vieux rock lui aussi, il est plus agé que moi. On passe 2 mois à écouter le best of de Supertramp en chantant à tue tête et en se tenant par les épaules, c'est un truc fort. On se parle, on se confie et on kiffe une musique que personne d'autre n'apprécie.

Fac, première année : 2005-2006 : le début de la galère, j'arrive plein d'espoir, déchante, mais je rencontre un musicovore rocker. Son père a la plus grosse disco que j'ai vu de ma vie, son appart croule sous les CD qui recouvrent les murs. Web-digger et bootlegger poussé local, il me file des coups de mains de fous pour trouver des trucs lives, underground ou pirates. Il me fait découvrir RJD2, Birdy Nam², le Svinkels, il me trouve le 3e The Vines, 3 semaines avant sa sortie. C'est un fan absolu des Red Hot et aussi de John Butler qu'il me fait découvrir en live. Je traine ma déprime et mon alcoolisme en explorant différents groupes indie et obscur, j'approfondies les genres, je m'ouvre aux expériences, je me passionne pour la folk. Dylan devient sujet de longues études de textes. Tom Petty me transporte dans les rues quand j'erre en ville sans but. Je pète les plombs. Je me souviens plus de tout ce que j'ai écouté. Depuis le début de l'année, The Libertines est ma nouvelle La Mecque émotitionnelle, puis je tombe amoureux de Babyshambles.

Fac, repiquage, : 2006-2007 : le peu de temps que je sois resté, j'ai surtout passé du temps sur la console ou devant la télé. Je suis dans une phase absract et trip hop, notamment après le mattage de Samurai Champloo. J'écoute beaucoup d'OST de jeux car je traine sur Beyond The Pixel en tant que chroniqueur. Toujours du rock. Sonic Youth et PJ Harvey beaucoup, et The Vines et Nirvana encore et encore. En février/mars, j'arrive à décrocher de ma merde et me botter le cul. Confrontation. Repentance. Angoisse. je bosse en intérim, et je passe mes soirées à écouter de la musique seul dans ma chambre, en fumant de l'herbe et en écrivant pour évacuer mon mal être. J'ai envie de crever, mais je me soigne. Je lache définitivement la basse que j'aurais jamais réussi à tenir abec plus de talent que Sid Vicious. Je chronique pour des fanzines ou des forums, je tiens jamais mes blogs à jours. J'écoute encore beaucoup de rock. Je suis chez moi quand je bosse pas, donc je zone sur le net, et erre sur les blogs, les forums, les P2P, et trouve quantité de trucs en vrac. J'essaie d'écouter des trucs qui me dépriment pas mais c'est dur. Saez retarde ses sessions studios, et les démos de Killing The Lambs tournent sur le net. Je suis plongé dans le punkrock. Les Ramones, les Stooges et les Dead Kennedys et autres groupes furieux avec la rage au ventre m'évitent de trop penser. le garage rock devient un de mes genres favoris, et la scène rock jap sous tous ses bords me passionnent.

BTS : 2007-2009 : rehabilitation, transit, déprime, j'arrive dans mon nouvel environnement taciturne et amer. Mais rencontrer de vrais gens et des amis me remet sur les rails de la vie. A peine une semaine passée, je débats rock avec un fan d'Oasis et de Jeff Buckley, musicien à ses heures. Je trouve un disciple qui écoute tout ce que je lui conseille avec avidité. Je me lie d'amitié avec des b boys parce qu'on cause beuhère et films. L'un 2 deviendra mon dealer attitré et un de mes meilleurs potes. Après quelques échanges de tarpés, il me file le divx de How High. Très con, mais je délire comme rarement j'ai déliré depuis Las Vegas Parano devant un film sous THC et ça me remonte le moral, je le regarde en boucle durant une semaine. Et là, un déclic, je me mets à redécouvrir le hip hop, totalement à contre courant que lorsque j'étais gosse, avec une vision d'adulte et de passionné de musique et de culture. Je commence par mes premiers chocs, Wu Tang Clan, Method Man, Cypress Hill, Nas, puis je remonte les branches, gansta avec Mobb Deep ou Busta Rhymes et Ice Cube, new yorkais avec Talib Kweli, Mos Def, Nas, les assos avec le rock, le HH indie avec Dälek, MF Doom, l'anglais avec The Street, Doom ou Roots Manuva, le HHY français oldkool avec NTM, la Brigade, la Clinique, le jazzy avec Hocus Pocus, A Tribe Called Quest. Je suis fasciné par le HH et sa culture sauf par la mode actuelle, à quelques exceptions. Je m'intéresse aux producteurs, au sons, et RZA, Jay Dee ou 20Syl deviennent des figures majeures de beatmaking pour mes oreilles. J'esaie de me dépetrer dans les alias, les invités, les changements de groupes, les histoires, les gangs.. je regarde des films sur le HH, le graff, le break, les gangs, des films sur les ghettos, les crews, les cultures, les personnages. 8 Mile que j'avais vu adolescent m'avait laissé plutot dubitatif. En le revoyant avec la culture derrière c'est une révélation. Je reconnais enfin Eminem pour ses talents de MC et de parolier et non plus pour son personnage rebelle qui me faisait délirer gamin. Je me remets au rock, à l'electro, à l'abstract, au reggae, je mixe les genres, cherche les fusions. REM, Something For Kate ou les Raveonettes, les Dandy Warhols, d'obscures formations indie US, UK ou jap.

Depuis 2 ans je suis dans une nouvelle efferverscence musicale et j'adore ça. Et je crois que le punkrock et le rock alternatif m'ont construit et aidé au lycée, puis la folk m'a embaumé le coeur entre temps. Et là, je crois sincèrement que le HH est en train de m'aider à tenir et à continuer. C'est stimulant, passionnant, et quand je pense qu'en 20 ans d'existence j'ai encore pas fini d'apprendre en rock, alors en 2 ans de HH, je suis qu'à l'aube de découvertes formidables. En attendant, je profite.

Saez a sorti un triple folkeux. Et dans moins de dix jours, les relases Killing The Lambs seront enfin dispo en CD. Depuis, je l'ai vu une paire de fois. Et je suis toujours de ce mec qui m'aura plongé dans la zik avec ND, Nirvana et Dolly.

Artistes mémorables qui me viennent immédiatement à l'esprit :

-Nirvana
-Saez
-The Vines
-RATM
-Thee Michelle Gun Elephant
-REM
-Mos Def
-Nas
-Cat Power
-Wu Tang Clan
-Oasis
-Nada Surf
-Tokyo Police Club
-Sonic Youth
-The Doors
-PJ Harvey
-Gorillaz
-The Smashing Pumpkins
-Dolly
-Radiohead
-Le Peuple de l'Herbe
-NTM
-Girls In Hawaii
-DJ Shadow
-Something For Kate
your love is a dragster wave
it makes us breathe like two machines.
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Re: La musique, et vous?

Messagede chouk's » 07 Mar 2009 14:12

Je poste à la suite de beaucoup de gens, et je me rend compte que j'ai un début musical assez classique.

Quand j'étais petite, j'ai découvert la musique grâce à mon père qui a l'époque (et encore maintenant) était un grand fan de Police, Téléphone, Dire Straits, Eric Clapton, B.B. King (en duo avec Clapton), J.J. Cale (aussi en duo avec Clapton), Indochine, Alain Bashung, Jacques Higelin, Bernard Lavillier...
Pour mes 8 ans, on m'offre un superbe CD de... Lorie (qu'était vachement à la mode à l'époque pour les filles de mon âge). Bref mon cerveau a rejeté les groupes et personnalités que mon père aimait/aime en les remplaçant par Lorie. Au début de cette année-ci, j'ai commencé à prendre des cours de guitare sèche qui me plaisaient plutôt bien et le solfège (qui m'énervait parce que je n''aimais pas la prof).

Puis, viens le jour où je rentre au collège (entre temps j'avais oublié Lorie grâce à la guitare) et c'est là que je commence à découvrir (en partie grâce à des gens plus agés que moi et par internet) des groupes comme Linkin Park, Kyo, Placebo, Nirvana, Korn, Daft Punk (mais que vient faire un groupe électro là dedans ? ^^), Sum 41, Offspring, Sex Pistols, Avril Lavigne... Entre temps, je change plus ou moins d'instrument et je passe de la guitare sèche à la guitare électrique, là je découvre encore d'autres groupes grâce à mon prof qui me fait jouer les intros de nombreux morceaux (AC/DC-Highway to Hell, Metallica-Enter Sandman, The Knack-My Sharona...). J'arrête le solfège pour faire du solfège rhytmique et des cours d'improvisation (l'impro, une grosse galère, j'avais jamais appris mes gammes par coeur, je savais même pas les retrouver sur ma guitare :S et les cours ce sont résumés à des crises de fou-rires intempestifs car j'en faisais avec mon frère et un ami et des pétages de câbles de la prof qui était la même que celle que j'avais en solfège normal).

Mi-quatrième, mes amies qui écoutent alors des musiques totalement différentes des miennes me font écouter une chanson de Diam's et Vitaa (j'ai oublié le titre d'ailleurs) et je leur réponds que je n'aime pas du tout (honnêtement, j'en avait pas grand chose à faire de savoir que Vitaa s'était faite prendre pour une conne par son copain, bref passons ^^). Elles me disent alors que la musique que j'écoute est bizarre et que je suis bizarre par la même occasion. Et là, dans ma tête surgit une profonde affirmation, dans mon collège nous ne sommes que deux filles à écouter du Rock (moi et une amie qui a l'époque était partie dans sa période Rap). Pendant quelques temps j'arrête d'écouter du Rock et je me consacre au Rap(plus français qu'international). Je découvre Sniper, Psy 4 de la Rime et Eminem. Le groupe Psy 4 me gonfle vite, je retiens qu'une seule chanson "Le monde est Stone" pour le texte ; Sniper ça va bien 5 minutes mais voilà ; et Eminem dont je n'écoutais que les plus connues (Lose Yourself, Without Me, I'm Sorry Mama, Stan, Kim, My name is...).
Un ami (qui m'avait fait découvrir Korn et Linkin Park) me fait écouter Pleymo (avec l'album Medicine Cake et l'album Rock je crois). J'abandonne vite le Rap en me disant je préfère être bizarre et être moi même en écoutant du Rock plutôt qu'écouter du Rap/R&B qui passe à la télé et à la radio et ressembler à tout le monde^^

Eté de passage en troisième, je passe du temps avec mon cousin et je découvre System of a Down et Disturbed, les deux groupes préférés de mon cousin. A l'époque, je délaisse Disturbed pour écouter System Of A Down, je me passe en boucle l'album Toxicity.
Entre temps on m'a demandé de jouer de la guitare dans un groupe. Nous avons fait un genre de concours (qu'on a perdu) et je suis vite partie du groupe pour diverses raisons plus ou moins musicales.

Je commence mon année de troisième avec un changement au niveau de mes cours de guitare, maitenant ce sont des cours collectifs plutôt qu'individuels. Je découvre encore de nouvelles choses comme Acid Rain de Dream Theater dont notre prof nous fait jouer le début (par début j'entends les 40 premieres secondes à peu près ^^), Antisocial de Trust (que je connaissais déjà mais que je savais pas jouer)...
Par la suite, je découvre les mangas connus comme Naruto et Nana. J'apprécie plutôt les musiques de l'anime de Nana, je me mets donc à écouter Olivia Lufkin et Anna Tsuchiya. Un ami m'envoie alors le lien du premier épisode Beck. J'accroche avec l'anime et les OST et je télécharge les scans.
Puis, j'ai découvert des groupes comme Editors, Stone Sour et Trapt par des amis, Three Days Grace, Rise Against, Scorpions, 3 Doors Down un peu par hasard et j'ai redécouvert Disturbed grâce à des amis du lycée.

Comme conclusion, je pourrais dire que je fais à peu près tout avec de la musique j'en écoute entre 3 heures par jour les jours de cours (sans compter les moments où je chante en cours ^^) et 14h par jour les weekend et pendant les vacances.

Je suis sure d'avoir oubliés des groupes mais bon... j'ai déjà écrit un texte long où je raconte pas mal ma vie ^^ (bon courage)
Edit : en effet j'avais oublié un groupe qui m'a beaucoup marqué : Matmatah. Cette fois-ci c'est bon ^^
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Re: La musique, et vous?

Messagede Ryusuke-Kun » 07 Mar 2009 14:34

Enfaite j'ai oublié de parler de la guitare é_è

Bah euh depuis la 5eme j'avais envie de faire de la guitare en voyant des potes en jouer et tout, et ça s'est accentué avec la découverte de Beck ^^.
Finalement en début de 4eme j'ai pu m'acheter une petite classique. Le premier morceau que j'ai appris était Face version acoustique de Beck :) Je me souviens encore que c'était devant la TV, où il y avais le concert Flashback Tour de Johnny qui passait. Alors du coup avec un pote guitariste debutant, Tom, on s'est dit qu'on allait faire un groupe quand il rentrerais dans 3 ans (de Martinique :D). On composais déjà des morceaux assez comiques :P. J'ai même enseigné la basse à un pote pour qu'il ait le niveau en temps voulu ^^.

Et puis pour progresser et rester au niveau de mon pote qui suivait des cours, j'ai appris pleins de morceaux faciles que j'aimais et tout ... j'essayais de faire des solos mais c'était dur é_è. Et en plus je jouais qu'en aller et avec seulement mon index.

Mais ça a changé quand j'ai acheter ma première guitare electrique au bout de 6 mois, une Ibanez d'occasion. J'ai pu m'améliorer grâce à elle, mais j'avais pas mal de soucis ... j'avais du mal avec son Floyd Rose, et puis les mecaniques pétaient tous les 2 mois. Donc un peu de perte de motivation, j'ai donc voulu laisser tomber le futur groupe. Mais on s'envoyais toujours nos compos avec Tom :).
Donc au final j'ai acheter récemment, pendant les dernières grandes vacances, une nouvelle Ibanez. Aucun problèmes avec elle, beaucoup de plaisirs à jouer dessus, et très grande progression depuis que je l'ai. Et ça se ressent dans mes compositions, rien à voir avec mes debuts ^^.
Actuellement au niveau du groupe, un pote apprends la batterie depuis Octobre 2008, et j'ai toujours mon pote bassiste depuis bientôt 2 ans. Et quand Tom rentrera en Juin de cette année, on commencera les choses serieuse pour notre groupe (dont les compos sont sur le forum, dans Unnamed Noises :P).
J'ai aussi depuis peu un projet d'album de Death, avec déjà deux chansons prêtes.
Mais y’a un truc dont je suis sûr c’est qu’ensuite tu es allé au supermarché de la connerie universelle et que tu as rempli à ras bord 3 caddies histoire d’avoir des réserves jusqu’à la fin de ta vie.

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Re: La musique, et vous?

Messagede Aveuh » 08 Mar 2009 10:59

Nem a écrit:Même si j'appréciais moyennement cette musique, Dvorak, Tchaikovski, Bach, Beethoven, Chopin, Gerschwin ont fini par me toucher, au même titre que Satie, Cage..


Ca fait plusieurs fois que je te vois citer ces deux là au même rang. Je trouve ca assez étrange quand même, parce qu'a mon souvenir, ils sont pas tellement comparables si ? Ok, ils ont tous les deux fait du contemporain, mais Satie reste largement plus accessible que Cage. Après je suis pas un expert de ces deux là, mais a priori, Cage me semblait complètement hermétique, alors que Satie a fait plein de trucs très abordables (Les Gymnopédies ou les Gnossiennes pour ne citer qu'elles).

Tu peux m'en dire plus à ce sujet ?

Nours a écrit:là je me suis mis à écouter du Metallica, du Black Label Society et du Soundgarden pour ne pas en citer 40.


Tiens je savais pas que t'écoutais du BLS :P Je vais te pourrir sur MSN de plein de projets de Zakk Wylde si t'aime :D

Nours a écrit:(Sweet Child O Mine a été le premier que j'ai joué, même si sur classique je le pourri à mort comme en témoignera Aveuh :p)


Heu, ouais ... D'un autre côté jouer sweet child sur une classique même moi je trouve ca chiant (passé la douxième fret sur une caisse de classique, va mettre tes doigts sur les bonnes cases ...)

Nours a écrit:Ah oui petit top :

Chris Cornell
Guns n' Roses
Stereophonics
B.B King
The Subways
Buddy Guy
Robert Johnson
Eric Clapton
Saez
Pixies


Hey ! T'as oublié de mettre Porcupine Tree ! C'est plus la peine de le cacher maintenant :P

Bref, sacrée histoire le Nours. Je comprends avec tout ce qui t'es arrivé comment t'as pu te mettre a écouter autant les Guns é_è


Bref, en tout cas vachement intéressantes vos histoires a tous :P Je remarque qu'on a tous eu une "poussée" musicale à un instant donné suite à une espèce de déclic entrainant une grosse frénésie dans la recherche de nouveaux albums/auteurs/groupes.

Chouette topic :P Bravo Crypto.
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But it's really sexuality
We put faith in love and honesty
But the stuff that makes our history and sets us free is curiosity


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Re: La musique, et vous?

Messagede Nours » 08 Mar 2009 14:23

Shari je voyais pas trop ton parcours comme ça étant donné que t'as l'air presque
exclusivement J ROck au vu de tes posts et compos. St Anger mis à part la batterie je le trouve acceptable (pas taper ryusuke :p)

Koma, même au collège t'écoutais des trucs que je connais pas xD ça fait plaisir de voir
que t'as mis des noms connus pour le reste de ton parcours quand même, même si sur la fin ça part un peu en underground :p en fait c'est pas underground c'est juste du hip hop xD

Chouks, je sais que t'as été jeune, mais Lorie quand même T_T

Aveuh --> pour une fois que crypto fait un bon topic, on peut le féliciter en effet. Pour porcupine, peut être un jour qui sait ? :p
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